Sourire au lèvre. Légère dépendance à la fausse modestie. Un pas de géant vers le passé. Photographies ternies et jaunit par l'air du temps. Personnellement, je préfère le "Black'n'White". Comme c'est beau ...
J'ai retourné la maison à la recherche de mes souvenirs d'enfance. J'espérais retrouver mes cahiers, tous ceux que je voulais d'avant, pleins de photos et de mots écrits dans un journal intime. Je me souviens de ce dessin où trois pommes étaient perchées sur un pommier. Mais rien de tout ça. Juste des souvenirs qu'on dit éphémères et qui font la ruade pourtant depuis plusieurs années dans ma tête de garçon d'un mètre quatre-vingts . Et des photos. De moi. D'elles. D'eux. Autant de monde pour si peu de prise en considération de ces derniers. Quand la photographie se mêle à l'indifférence. On frise le ridicule. Remarquez, j'aime çà ...
Aujourd'hui, si tu veux t'imprimer, si tu désires immortaliser tes sourires, tu prends des photos. Désirer. Ce mot a au moins le privilège de me faire esquisser un sourire. Un sourire trompeur. Enfin, les aléas du numérique t'empêchent de rater tes clichés, inhibent le moment tant attendu où l'on a peur de la tête que l'on a tiré sur l'écran de 5x4 cm. Aujourd'hui le papier argentique ne vieillit plus. Simple en soit me direz-vous. Photographe version rose bonbon et parfois trop parfumé, plutôt m'esclaffer de mes conneries et de mes têtes que de remplir un book que personne ne regardera, ou critiquera.
Sinon, à part çà, je vais bien ...